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Conférence-temps d'échange sur Madagascar avec Jean-Jacques de la Riva

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propos de Jean-Jacques de la Riva :

"Il y a une vingtaine d’années, j'ai eu la chance de pouvoirme rendre à Madagascar. J’étais parti pour la Grande Ile à la découverte des lémuriens. Depuis, j’y suis retourné chaque année.

 J’y ai déposé mon sac à dos et je suis tombé amoureux de ce fascinant pays. Cette « île-continent » possède une flore éblouissante et une faune extraordinaire. J’ai parcouru le pays du nord au sud et d’est en ouest avec un accueil toujours aussi chaleureux des ses habitants malgré une misère et un dénuement qui frappent durement la population.

 En 1998, j’ai créée une association, AVANA, pour venir en aide aux enfants abandonnés, à ces gamins qui vivent dans la rue sans aucun recours. Mais c’était le « tonneau des danaïdes », plus nous recueillions d’enfants, plus ils nous en arrivaient. Aussi avons-nous décidé de travailler plus en aval et d’aider les parents à subvenir aux besoins des ceux-ci ; pouvoir les nourrir, les éduquer et les soigner. Pour cela nous nous sommes appuyés sur des associations locales. En partenariat avec l’état malgache, on octroie cinq hectares de terre à chaque famille recueillie : à elle de les faire fructifier. Au bout de cinq elle peut prétendre à un titre de propriété. Nous leur offrons. Nous participons aussi à la construction des maisons.

 Deux villages ont vu le jour, Ankazomaranitra où tous les paysans sont maintenant propriétaires de leurs terres et plus récemment, Antakavana qui commence à prendre forme.

 Parallèlement une école a été construite à Ankazomaranitra avec d’excellents résultats : 100% d’élèves ont obtenu leur BEPC depuis trois ans. Une école primaire a été érigée cette année à Antakavana.

 Nous avons deux gros projets pour 2017 : l’électrification de l’école, de l’internat et des logements de fonction des enseignants à Ankazomaranitra et l’adduction d’eau pour le village d’Antakavana."

 

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Carte d'identité Madagascar

- Population : environ 23,2 millions d'habitants (estimation 2014) et 27 millions prévus en 2023.
- Densité : 39,5 hab./km².
- Superficie : 587 000 km² (4 800 km de côtes).
- Espérance de vie : environ 60-65 ans.
- Capitale : Antananarivo (Tananarive, environ 2 millions d'habitants).
- Langues officielles : malgache et français.
- Monnaie : l'ariary a officiellement remplacé le franc malgache depuis janvier 2005.
- Régime : république démocratique à caractère présidentiel.
- Président de la République : Hery Rajaonarimampianina, élu fin 2013 et destitué par l’Assemblée en mai 2015.
- Groupes ethniques : 18 officiellement, sans compter quelques sous-groupes. Communautés d'Indo-Pakistanais, de Chinois, de Comoriens et d'Européens, dont beaucoup de Français (environ 20 000).
- Religions : catholicisme, protestantisme, islam, ainsi que rites traditionnels et culte des ancêtres.
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : la réserve naturelle intégrale des Tsingy de Bemaraha (1990) ; la colline royale d’Ambohimanga (2001) ; les forêts humides de l’Atsinanana (2007).

Économie

Comprendre comment Madagascar s'est appauvrie si vite en temps de paix constituerait un cas d'école pour les économistes.

C’est avec la décolonisation du pays que débute le déclin de l’île.

Tous les produits agricoles y poussent sous des climats extrêmement variés, le pays possède une flore et une faune uniques au monde propices au développement du tourisme, et le sol renferme des trésors minéraux. Sans parler des milliers de kilomètres de côtes offrant aux filets des pêcheurs du poisson à foison.

Mais dans la précipitation de la décolonisation, mal préparée, le manque soudain de cadres et de sources de financement voient rapidement le système économique industriel et agricole se délabrer.

Après le sursaut...

Les années 1990, marquées par la chute de Ratsiraka, voient une certaine libéralisation économique du pays. Las, les investisseurs, échaudés, ne suivent guère et ce n’est qu’au terme de la décennie qu’un sursaut de la croissance est enfin observé. Il est motivé essentiellement par la création de zones franches (exportation de textiles) et l’ouverture au tourisme.

... les rechutes à répétition

La crise politique de 2002 voit le pays s’enfoncer dans une grave crise économique. Divers plans visant au développement rapide et durable du pays sont proposés.

Contrairement aux espoirs suscités, la libéralisation des échanges entraîne une inflation galopante, particulièrement sensible sur les produits importés. Si les touristes se retrouvent avec deux fois plus d’ariary dans les mains, la population, elle, voit les prix s’envoler et son pouvoir d’achat s’effondrer à nouveau.

Perspectives actuelles

Marc Ravalomanana a fait entrer son pays dans une économie de marché pure et dure, où l’argent est roi, dans un tissu économique encore essentiellement rural (80 % de la population vit de l’agriculture, qui représente 28 % du PIB), où le troc reste monnaie courante et où une grande partie de la population souffre de malnutrition. Confrontée à l’efficacité du productivisme global, la Grande Île n’est pas en mesure de se défendre dans la course à la concurrence. Ses taux de productivité son bien trop faibles, ses infrastructures aussi.
Le renversement de Ravalomanana en 2009 par Andry Rajoelina, qui préside la transition jusqu’en 2013, n’a certes rien arrangé.
Et les derniers soubresauts politiques, suite à la tentative de destitution en mai 2015 du président Hery Rajaonarimampianina (élu fin 2013) ne vont pas contribuer à rétablir la confiance... Sans compter sur les tempêtes tropicales comme Chedza en 2015 et autres pluies ravageuses ou... sécheresses.